Do you spin me round.DopeL'article sur la fac chez C. m'a fait me dire que peu importe dans quelle ville on étudiait, et je le sais aussi pour avoir été dans une autre fac avant le retour at home, il y a des cas. Qu'ils soient profs ou étudiants, il y a des cas qui resteront un mystère pour nous. Toujours.
Première année : le psychopathe.Alors que parfois j'ai une petite tendance à exagérer certaines choses, en l'occurrence ici, le terme est pesé.
Par hypothèse, imagine que c'est la fin d'un cours, que tout en rangeant tes affaires tu discutes avec tes potes, que par conséquent l'opération sortie de l'amphi prend une bonne dizaine de minutes. Imagine que tu remarques qu'un garçon te tient la porte depuis ces 10 minutes. Soit il est prêt à tout pour te plaire soit il est psychopathe. Même si la première n'a jamais été contredite, on saura par la suite que cette dernière hypothèse est la bonne. Imagine ensuite qu'après qu'il ait fait son beau en te tenant la porte 10 minutes, il monte les marches avec toute la fierté de "gentleman" qu'il a accumulé par ce geste, et qu'il se vautre lamentablement dans les escaliers. Ca en fait pas quelqu'un d'encore plus psychopathe, mais ça t'aura bien fait rire.
Par hypothèse, imagine un garçon assis toujours tout seul dans un amphi. Jusque là, aussi "triste" que ça puisse être (triste n'est pas le bon terme, si t'en trouves un mieux tu me fais signe), rien d'exceptionnel. Mais imagine un mec assis tout seul qui rigole tout seul en plein cours. Et pas qu'une fois, régulièrement. Et sans qu'il n'y ait rien de drôle dans le cours. Imagine, un peu plus tard dans l'année, c'est-à dire une fois que tout le monde a compris ce qu'il était -un psychopathe-, que ce même individu est assis sur un strapontin, à une place définie sur une rangée rien que pour lui. Déjà, là, tu sais qu'une rangée complète laissée à un seul mec à la fac c'est suspect tellement les places "sont chères". Seulement, imagine maintenant qu'en plein milieu du cours le mec se lève et s'assoie à la place d'à côté. Tu ne comprends pas pourquoi il fait ça mais il le fait. Et il réitère l'opération jusqu'à ce qu'il arrive à l'autre bout de la rangée. Tout le monde le voit, personne ne comprend. C'est la fin du cours, tout le monde s'en va, et personne n'aura jamais compris. Imagine encore qu'à chaque cours, l'individu psychopathe s'assoit derrière une personne, fille ou garçon mais généralement fille si mes souvenirs sont bons. Maintenant, imagine toi en cours, assis(e) tranquillement, mais avec un truc qui te gratouille le cou, les cheveux, ou le haut du dos. Tu auras compris que la gratouille en question provenait de la main du psychopathe.
Imagine toi que toutes ces choses sont véridiques et qu'elles ont été toutes réalisées par la même personne. Imagine toi que j'ai vécu ça et tu comprendras mieux mon léger déséquilibre mental.
Première année : "la vieille".
Quand j'ai débarqué en 1ère année, au début je trouvais ça méchant ce surnom que tous les étudiants précédents lui avait donné : la vieille. Mais il faut savoir que la vieille était une institution à part entière. Il était fortement conseillé de ne jamais lui adresser la parole. Va savoir ce qui m'a pris, un jour je lui ai dit bonjour. Malheur. 10 minutes après je savais tout de sa vie et je pouvais plus m'en défaire. Comme elle m'avait trouvée sympa, elle me "coinçait" dans les couloirs et ne manquait pas une occasion de me raconter les derniers détails de sa vie. Plusieurs choses à savoir sur la vieille : quand je suis partie de cette fac, la vieille en était à sa 4è ou 5è première année ; la vieille avait un visage à pustules ; elle adorait porter sa robe violette et son gilet vert ; elle ne parlait pas un mot d'anglais (ce qui se comprend) et la seule phrase que je l'ai entendue dire au prof un jour, qui n'avait rien à voir avec ce dont on débattait, a été "like in harry potter". Là, je crois que t'as bien cerné le phénomène. Maintenant t'as plu qu'à ajouter à tout ça le fait qu'elle s'endormait en cours et qu'elle ronflait d'une façon peu discrète, telle un moteur de tracteur. Ca nous a d'ailleurs valu de bons fou-rires avec le prof.
Deux ans plus tard : le prof complètement barré.Un jour, ça prévient pas, le prof a dû oublier de prendre sa petite pilule et pète un câble alors qu'on est son dernier cours de la journée et qu'on est censé rester ensemble jusqu'à 19h20. Il arrête de parler, il se lève, monte les marches une à une, arrive en haut de l'amphi. Bien sûr, plus personne ne parle, le silence est maître et tout le monde dit ouf une fois que le prof a passé ta rangée. Sauf qu'une fois en haut de l'amphi, ça tombe sur le coin du nez de tout un groupe qui parlait. Ca devait bien finir par tomber d'ailleurs. Le prof redescend. Il se rassoit. Il reprend son cours. Et il ne finit pas dire "vous m'énervez", il range ses affaires et se barre. A 1/2h de la fin. Et on est tous restés 5 minutes comme des cons à se demander ce qu'il nous faisait. C'était son premier pétage de câble c'est pour ça. Un jour, en plein cours, il en est arrivé à parler de Withney Houston qui avait mis aux enchères la fin d'un de ses sandwiches. Je te rappelle que je fais du Droit, parce-que là ce n'est pas clair comme de l'eau de roche et je sens que tout le monde doute. Donc, il en vient à parler d'elle et il se met à s'emballer comme t'as jamais vu un prof s'emballer en parlant d'une "pseudo célébrité". Tu le vois devenir de plus en plus rouge, il s'emballe, la température monte. Il range ses affaires et quitte l'amphi sans dire un mot. Soit.
J'en ai encore en stock des rencontres avec des gens bizarres, mais je choisis de ne pas vous les faire partager, c'est déjà bien assez je crois. Vous comprendrez mieux ma méfiance naturelle à l'égard des gens maintenant. Ce n'est pas comme si ça avait commencé dès le collège quand l'exclu de la classe m'avait écrit un poème qui disait qu'il fantasmait sur les bretelles de mon soutien-gorge qu'il voyait parce-que j'étais en débardeur. En même temps au mois de juin, je n'allais pas mettre un col roulé. Oui, rappelle toi, au collège on avait cours jusqu'à fin juin. Maintenant, fin juin, ça fait déjà 2 mois de grandes vacances de passés.
Conclusion générale : oui, je sais, ça fait peur.Imagine toi que j'ai vécu tout ça la même année !! Tu comprendras pourquoi il a fallu que j'ai fuis ce petit monde là à grande vitesse, et donc comment j'ai atterri dans une autre maison, loin. Et ben, même loin, le phénomène continue.